lundi 16 octobre 2017

Super Philo (2007)

Fin septembre, je suis passée à la médiathèque à l'occasion d'un échange autour de livres sur la philosophie. Je suis repartie les bras chargés de livres que je n'ai pas (encore?) lus. Mon Homme m'a alors parlé de cette bande dessinée qui présente quelques philosophes de manière assez humoristique, en revenant sur leur vie et sur leurs principales idées, leur apport à l'histoire de la philosophie. Une lecture qui rafraîchit bien la mémoire, les cours de philo de la terminale étant très, très loin malheureusement. J'ai particulièrement apprécié de découvrir Bodhidarma (boudhisme) et Ayn Rand (objectivisme) dont j'ignorais jusqu'à l'existence (j'ignorais aussi l'existence de Joseph Campbell mais j'ai déjà oublié de qui il s'agit, donc ça m'a visiblement moins passionnée). Dans un premier temps, j'ai cru qu'il s'agissait d'une grosse blague, la première page mettant en scène Platon en lutteur... Mais il s'avère en fait que Platon a réellement fait de la lutte (😁😁), et l'ouvrage m'a semblé tout à fait sérieux dans sa démarche de résumé et de vulgarisation. Je n'ai par contre pas du tout aimé le dessin, ce qui est toujours problématique en bande dessinée, et le côté "super héros" des philosophes.




jeudi 12 octobre 2017

Night Shift (1978)

Après La Tour sombre, qui m'a occupée de janvier à août, j'ai décidé de continuer à lire un livre de Stephen King par mois jusqu'à la fin de l'année. En partie parce que je n'en ai pas tout à fait terminé avec La Tour sombre et en partie parce que tous ses bouquins sont plus ou moins liés. En septembre, j'ai lu Night Shift, une relecture synonyme de retour à Jerusalem's Lot.

Foreword
Une introduction très intéressante sur la littérature d'horreur/de terreur/fantastique et son rôle pour le lecteur en termes de catharsis de la peur plus ou moins refoulée.

Jerusalem's Lot (1978)
Bien entendu, cette nouvelle est liée à Salem's Lot, le roman, et c'est pour elle que j'ai relu ce recueil. Je l'ai trouvée brillante; c'est un pastiche/hommage lovecraftien extrêmement réussi. Un ressenti beaucoup plus positif que la première fois que je l'ai lue, donc. Il s'agit des lettres d'un homme qui a récupéré la vieille maison de lointains membres de sa famille dans le Maine, qui entend des rats courir dans les murs et qui découvre un village abandonné dans la forêt, Jerusalem's Lot... Nous sommes en 1850 et on remonte donc dans le passé du célèbre village. J'ai plutôt bien flippé, un soir où j'étais seule à la maison. 💀

Graveyard Shift (1970)
Une nouvelle d'horreur efficace sur une équipe d'employés qui nettoient le sous-sol du bâtiment où ils travaillent et y croisent des rats énormes et répugnants. Impossible de ne pas penser aux Rats de James Herbert; d'ailleurs elle aurait bien accompagné mes autres lectures sur les rats de l'année dernière, avec Lovecraft et Howard!

Night Surf (1969)
Un texte très court sur un petit groupe de survivants parcourant une région décimée par une grippe (tiens tiens tiens, ça rappelle Le Fléau tout ça....). Pas d'intérêt particulier à mes yeux, j'ai été vraiment étonnée, en arrivant à la fin, que ça se termine aussi vite.

I Am the Doorway (1971)
Un texte classique oscillant entre la folie ou la paranoïa du narrateur, un ancien astronaute, et la terrible éventualité que les yeux qu'il a vu apparaître sur ses doigts soient bien réels. Pas inoubliable, mais efficace.

The Mangler (1972)
Nouveau texte d'horreur. Je m'en souvenais car j'y avais vu (et j'y ai vu à nouveau cette fois-ci) un thème récurrent, la personnification du mal à travers la malveillance et la "diabolisation" d'un objet commun. Ici, c'est une presseuse industrielle, qui a un beau jour pressé non pas un drap mais une ouvrière...

The Boogeyman (1973)
Mon texte préféré du recueil, qui m'avait bien traumatisée lors de ma première lecture! Un homme raconte à son psy (psychiatre je pense, vu qu'il l'appelle Dr) comment ses trois enfants sont morts dans leur chambre dans des circonstances étranges, la porte du placard étant bizarrement ouverte alors qu'elle avait été refermée avant que l'adulte ne quitte la pièce. HAHAHA. De quoi regarder tous les placards de travers... Mais ce texte brasse assez large, on y parle aussi de la violence en général et au sein du couple, de la difficulté d'être parent, de sexisme. Une vraie réussite.

Gray Matter (1973)
Un texte moins remarquable et assez classique sur un homme que personne n'a vu depuis qu'il a bu une bière avariée des mois auparavant.

Battleground (1972)
Un tueur à gages venant de tuer un vendeur de jouets reçoit une boîte de petits soldats de la part de la mère du défunt et bientôt, c'est la guerre dans son appartement! Un texte sympathique mais mineur, qui est surtout intéressant parce qu'on accepte tout de suite l'élément fantastique, sans explications ni détails, ce qui prouve bien l'efficacité de la chose.

Trucks (1973)
Quelques personnes se sont réfugiées dans une station-service. Leurs voitures gisent renversées dehors et des camions malveillants patrouillent... Cette histoire est plutôt réussie et m'avait marquée. C'est un de ces cas où Stephen King rend effrayant ou dangereux un objet du quotidien ou quelconque. Et ça pose de sérieuses questions, imaginer un monde où les camions se rebellent contre l'humanité... Une remarque grinçante toutefois: le texte est super sexiste, la seule femme du groupe étant clairement celle qu'il faut ménager et qui perd le contrôle de ses émotions...

Sometimes They Come Back (1974)
Un texte plus angoissant, qui joue sur la méchanceté inhérente à certaines personnes et la manière à la fois discrète et arrogante dont elle s'exprime. Ici, un professeur de lycée a du mal à gérer quelques élèves hargneux qui semblent tous droits sortis d'un drame qu'il a vécu quinze ans plus tôt. Mais on ne peut pas rester adolescent pendant quinze ans, n'est-ce pas? La nouvelle se termine avec une apparition bien flippante. J'ai beaucoup aimé.

Strawberry Spring (1975)
Un texte poétique et suggestif (mais secondaire) sur un drôle de printemps arrivé après un hiver glacial et accompagné d'un épais brouillard nocturne... ainsi que de quelques meurtres.

The Ledge (1977)
Une nouvelle qui relève plutôt du thriller. Un homme qui a choisi pour maîtresse la femme d'un truand est contraint de faire le tour de l'immeuble de ce dernier sur la corniche, au 43e étage. Je ne l'ai pas trouvé formidable – je me désintéresse vite s'il n'y a pas de fantastique – mais c'est efficace, ça se tient et... il y a des pigeons très déterminés. 😀

The Lawnmover Man (1975)
Un texte secondaire sur une drôle d'entreprise de tonte de pelouse. On est à nouveau dans la démonisation d'un objet ou une activité du quotidien. C'est sympa mais pas mémorable.

Quitters, Inc (1978)
Un texte relevant plutôt du thriller, comme The Ledge, sur un homme qui s'adresse à une société bien mystérieuse pour arrêter de fumer. La méthode est infaillible mais... pragmatique. J'ai été légèrement choquée par le sens du sacrifice de l'épouse du narrateur, je me suis demandée si c'était héroïque ou une vision totalement sexiste du personnage.

I Know What You Need (1976)
Seul texte dans lequel Stephen King se met dans la peau d'une femme, une étudiante qui rencontre un jeune homme un peu bizarre, timide, extrêmement attentionné, qui semble toujours savoir ce dont elle a vraiment envie. Mais tout n'est pas si rose, bien sûr... On ne sait pas trop si la chute est fantastique ou pas mais la nouvelle est bien efficace de par son réalisme et pose de vraies questions sur ce qu'est un couple.

Children of the Corn (1977)
Je crois que cette nouvelle est l'une des plus connues de King, peut-être à cause du film qui en a été tiré. Elle est assez flippante à cause de l'isolement absolu du lieu où elle se passe. On se dit vite que tout est possible à des dizaines de kilomètres de la civilisation, au milieu d'immenses étendues de champs de maïs... Et puis tout commence avec une "simple" situation de tension dans un couple en voiture, le passage dans l'anormal est progressif et très réussi.

The Last Rung on the Ladder (1978)
Un texte beaucoup plus humain et personnel dans lequel un homme se remémore un accident dont sa sœur a été victime. Ils étaient encore des enfants et grimpaient à l'échelle de la grange pour se jeter dans un tas de paille. Mais un jour, l'échelle a lâché... C'était très triste et très éloigné du reste du recueil. C'est le côté plus humain et sentimental de Stephen King.

The Man Who Loved Flowers (1977)
Voyant un charmant jeune homme acheter des fleurs pour sa bien-aimée par une belle journée de printemps, j'ai cru que ce texte allait suivre le précédent et j'ai limite sorti les mouchoirs. La fin n'était pas du tout ce que j'attendais et m'a surprise et déçue. Je l'ai trouvée un peu sordide, en fait... Par contre, la première partie évoque un New York fringant et détendu, peuplé de gens contents qu'il fasse beau, et cette ambiance urbaine m'a tellement rappelé La Tour sombre que je m'attendais vraiment à voir arriver Eddie et Susannah.

One For the Road (1977)
Cette nouvelle se déroule tout près de Jerusalem's Lot, quelques années après le roman, et est l'une des raisons pour lesquelles j'ai voulu relire ce recueil. Un blizzard paralyse le Maine et un touriste fait irruption dans un bar du coin en demandant de l'aide pour aller chercher sa femme et sa fille, qui sont restées dans la voiture à quelques miles de là pendant qu'il partait à pied. Il fait nuit et on n'y voit goutte, le froid est terrible et la neige efface la moindre trace. Mais surtout, les gens du coin ont peur de Jerusalem's Lot et de ce qu'il s'y est passé – ainsi que de ce qu'il semble y rester malgré le grand incendie qui l'a ravagée... Si ce texte est jubilatoire parce qu'il fournit quelques informations sur le Lot, il n'est pas inquiétant et mémorable. Je ne suis pas sure que King soit très à l'aise avec la figure du vampire moderne. (Par ailleurs Entretien avec un vampire était sorti l'année précédente, je me suis demandée s'il fallait y voir une référence avec cette petite fille à couettes qui veut faire des bisous aux gens...)

The Woman in the Room (1978)
Un texte poignant qui m'a fait "bader" et m'a ramenée de nombreuses années en arrière, me plongeant dans l'atmosphère vide et terrifiante des hôpitaux, surtout quand on y va pour rendre visite à des gens très malades: ces gens qui ne bougent plus et qui attendent. Un homme vient voir à sa mère atteinte d'un cancer. Il a quelques pilules avec lui, des calmants. Les lui donnera-t-il? Ne les lui donnera-t-il pas? La femme dérive, épuisée et presque complètement paralysée, avec à peine l'énergie d'échanger quelques mots avec son fils. C'est aussi la difficulté de chaque geste qui m'a brisé le cœur: avoir besoin d'aide pour boire, avoir perdu le contrôle de sa vessie et de son intestin. Et le fils souffre, ses pilules à la main... Putain j'espère que l'euthanasie sera légale dans trente ans quand j'aurai la soixantaine....


Il y a cinq ans, je n'avais pas trouvé ce recueil vraiment fou-fou. Je l'ai beaucoup plus apprécié cette fois-ci, même s'il est vrai qu'il y a quelque chose d'un peu uniforme dans ces textes et que la chute, parfois, est un petit peu redondante, ce qui, à mes yeux, réduit l'effet de surprise ou d'horreur au lieu de l'augmenter. Mais la lecture reste très plaisante.

À bientôt pour la lecture d'octobre...

dimanche 8 octobre 2017

Le cheval (1885) suivi de Albert (1858)

Un Folio à 2€ avec un cheval en couverture... Plus la possibilité de tenter du Tolstoï pas cher... J'ai pris!


Le cheval (1885)
Un vieux cheval fatigué, embêté au quotidien par les poulains du troupeau, raconte sa vie. Né dans un prestigieux élevage, il était dans sa jeunesse incroyablement rapide, mais la couleur de sa robe pie l'a éloigné de la reproduction et en a fait une sorte de paria aux yeux des hommes. Le temps passant et sa santé déclinant, il a enchaîné les mauvais maîtres jusqu'à rejoindre ce troupeau.
Ce texte est une sortie de Black Beauty sinistre (pas que Black Beauty soit si gentillet que ça en réalité, mais au moins ça se termine bien!). J'ai été vraiment déprimée par le manque de chance de pauvre pie et j'ai été décontenancée par la rédaction, j'ai souvent eu l'impression de ne pas comprendre des choses. Et puis tout ceci se termine fort mal puisque l’équarrisseur vient tuer et dépecer ce pauvre vieux cheval et que son ancien maître, qui ne l'a pas reconnu, meurt, seul et ruiné, après avoir été une charge pour tous ses proches pendant des années. Charmant.

Albert (1858)
Je ne sais pas quoi vous dire sur ce texte. Le narrateur rencontre un violoniste brillant mais complètement à côté de la plaque et le ramène chez lui pour l'aider à le lancer. Mais le musicien pleurniche tout le temps et est vraiment à côté de la plaque. Finalement, il repart chez la femme qui le logeait au début. Voilà.

Vu ce premier contact avec Tolstoï, ce n'est pas demain la veille que j'essaierai de lire ses romans les plus célèbres, qui sont bien épais et donc chronophages! Outre le pessimisme absolu de ces deux textes – pessimisme que je peux lire sans problèmes en temps normal mais qui n'est pas non plus forcément ce dont j'ai besoin au quotidien –, j'ai été vraiment perplexe face à la rédaction, aux nombreuses répétitions de certaines questions et au côté "sans queue ni tête" de l'enchaînement des paragraphes... Le fossé culturel avec la Russie du XIXe est-il trop profond? Suis-je tombée sur des textes peu aboutis? Si vous connaissez Tolstoï, je suis très curieuse d'en savoir plus sur votre expérience de lecture!

PS: Aujourd'hui, dimanche 8 octobre 2017, j'ai 32 ans! Je n'ai pas du tout l'impression d'avoir cet âge qui me semblait si adulte chez mes amis, mais depuis deux-trois mois je me dis au moins que c'est cool la trentaine! 😁

mercredi 4 octobre 2017

La gamelle de septembre 2017

Après un mois d'août serein et calme, et donc bien rempli culturellement, septembre a marqué le retour à la normale: fleimme monstre et temps de rien... 😜 Le fait que j'aie largement boudé le cinéma a toutefois dégagé du temps pour tenter quelques séries, ce qui est bien rare.

Sur petit écran

Thor: The Dark World [Thor: Le monde des ténèbres] d'Alan Taylor (2013)


Petite révision avant la sortie prochaine de Thor 3. Ce Thor 2, que je n'avais pas revu depuis sa sortie au cinéma, est très sympa parce qu'il a beaucoup d'humour et qu'il accorde une bonne place à Loki, le personnage le plus génial et réussi de l'univers Marvel. J'aime aussi particulièrement la façon dont il mélange une ambiance moyenâgeuse de fantasy à des technologies de science-fiction (des elfes dans des vaisseaux spatiaux quoi ^^).

Matrix des Wachowski (1999)


Un vrai plaisir. Je n'ai pas vu le film en entier car je suis arrivée en cours de route alors qu'il passait à la télé. Je trouve qu'il ne vieillit pas vraiment, ni du point de vue des thèmes ni du point de vue visuel. Et quelle classe ma parole, quelle classe.

Sur grand écran

The Hitman's Bodyguard [Hitman And Bodyguard] de Patrick Hugues (2017)


Comédie d'action sympathique. On oublie tout dans les deux jours mais on rigole bien sur le coup.

Sweet Virginia de Jamie M. Dagg (2017)


Drame/thriller vu en avant-première au festival de Deauville. Très bien maîtrisé, il est un peu inquiétant et exploite d'excellents acteurs. Mais tout est extrêmement lent. C'est un vrai Film d'Auteur quoi. On y suit plusieurs personnages liés par un triple meurtre: le tueur à gages qui a commis le meurtre, la femme qui l'a payé, le gérant du motel où il loge et la maîtresse de celui-ci, veuve de l'un des morts. Mention spéciale pour Christopher Abbott, qui joue le tueur à gages: l'acteur, qui était présent, a l'air très sympathique et un peu timide et réussit à jouer un personnage super inquiétant qui respire la violence!

American Made [Barry Seal: American Traffic] de Doug Liman (2017)


Quelle déception! Le monde cruisette était bien activé, d'autant plus que je suis arrivée au cinéma d'une humeur massacrante et que je comptais vraiment sur Tom Cruise pour me sauver – mais non. Je me suis ennuyée, j'ai détesté la manière dont le film est filmé avec la caméra qui bouge, je n'ai pas aimé les personnages et j'ai trouvé Tom Cruise plat: il a deux-trois jeux pour tout le film et n'est pas du tout exploité. En plus il avait souvent des perruques ou des teintures qui le rajeunissent certes mais font surtout "papy ne veut pas vieillir" – gloups.

Du côté des séries

Scrubs - saison 9 - 2009
Et voilà, Scrubs c'est fini. Nous avons passé plus d'un an en compagnie de nos médecins préférés, de leurs peines de cœur et de leurs névroses plus ou moins hilarantes. Cette dernière saison centrée sur une nouvelle génération d'étudiants en médecine restait bien dans l'esprit de la série. Il est certes dommage de ne pas retrouver tous les personnages (Carla manque cruellement à l'appel) dans tous les épisodes, mais c'est toujours Scrubs et c'est toujours bien. En revanche, le dernier épisode ne ressemble aucunement à un dernier épisode, contrairement au dernier de la saison 8, et on reste donc un peu étonné/sur sa faim en arrivant au bout. Un jour, je m'attellerai peut-être à un billet dédié pour expliquer pourquoi Scrubs est si géniale et m'a autant expliqué la vie...

The Musketeers - saison 1 - 2014
Ayant terminé Scrubs, l'Homme et moi avons recherché une autre série à regarder ensemble. (Il en regarde énormément dans les transports, mais je ne regarde qu'une série à la fois par manque de temps.) Nous avons fouillé dans ce que nous avions déjà à disposition et avons tenté cette adaptation du célèbre roman d'Alexandre Dumas. Le premier épisode ne m'a toutefois pas convaincue suffisamment pour regarder la série. C'est un peu trop propret et "léger" (bon, je sais, le roman est très léger à la base, mais bon vous voyez, ça manque un peu de crédibilité et de conviction, comme si c'était une série pour ados). Disons que je pourrais regarder si j'avais énormément de temps à consacrer aux séries, mais comme ce n'est pas le cas...

Les Chroniques de Shanara - saison 1 - 2016
LOL! Là pour le coup c'était vraiment une série pour ados! Du pur post-Twilight! J'ai tellement rigolé! Mais pas assez pour regarder la série, on s'est arrêtés au premier épisode... 😂

Mr Robot - saison 1 - 2015


Le troisième essai a été le bon. L'épisode pilote de Mr Robot m'a convaincue et m'a plu avec son ambiance très cohérente, son personnage désabusé, ses femmes déterminées, sa thématique d'actualité et son ton réaliste et quelque peu pessimiste. Rami Malek, l'acteur principal, est très convaincant en jeune névrosé qui a de grosses difficultés à interagir avec les autres humains. Et puis il y a Christian Slater que j'aime d'amour – et dont je veux voir toute la filmographie – et qui est enfin de retour dans une série qui marche, c'est formidable. Je fonde de grands espoirs sur son personnage d'anarchiste. Christian Slater a un côté canaille voire cruel qui peut lui permettre de jouer un bon méchant – et bizarrement je n'ai aucune confiance en ce Mr Robot prétendumént idéaliste.
Le deuxième et le troisième épisodes ont confirmé ce ressenti positif.

Star Trek Discovery - saison 1 - 2017


Forcément, j'ai été obligée de regarder parce que mon Homme s'est rué dessus. Les deux premiers épisodes sont convaincants et m'ont donné envie de continuer, d'autant plus que le deuxième ne s'est pas du tout terminé comme je le pensais... J'espère toutefois qu'il y aura plus d'exploration par la suite.
Et le reste

J'ai lu le Cheval Mag d'octobre et le hors-série du Point consacré à Beaudelaire, une lecture intéressante mais toutefois un peu trop sérieuse et pompeuse pour mes goûts (sans compter qu'elle fournissait beaucoup d'informations sur un grand nombre de contemporains de Beaudelaire dont je n'ai jamais entendu parler, ce qui ne m'a pas passionnée). Je relirai sûrement quelques uns de ses poèmes à l'occasion mais je n'ai pas eu envie de me pencher de plus près sur l'auteur...


Et voilà. Octobre commence donc avec deux rendez-vous sériels, Star Trek le lundi et Mr Robot quand on a le temps, et c'est coooool!

samedi 30 septembre 2017

Toute l'histoire de France (2011)

Chronique express!


Un livre prêté par une amie. Toute l'histoire de France en 280 pages, c'est dense! Un sacré voyage super intéressant, mais à la fois trop et pas assez détaillé: trop parce que la masse d'informations est considérable et qu'il est impossible de tout retenir, et pas assez parce qu'il faut, forcément, aller vite, alors on a l'impression de ne rien approfondir. Malheureusement, ce livre n'est pas du tout servi par sa rédaction, que j'ai trouvée lourde et bancale et qui m'a vite gavée. Heureusement l'auteur semble savoir de quoi il parle et nous permet de redécouvrir les lointains souvenirs des cours d'histoire du collège et du lycée. Je retiendrai surtout son intéressant point de vue sur la victoire de Charles Martel en 732 (pas du tout une victoire de la civilisation contre les barbares puisque les Arabes de l'époque étaient plus avancés que les Européens) et la différence entre la conquête et la colonisation d'un pays. En revanche, il s'agit d'un ancien prêtre et il met très positivement l'accent sur la religion chrétienne, ce qui peut laisser sceptique. Ha et j'ai été étonnée que la construction européenne soit à peine abordée à la fin... Mais c'était vraiment intéressant et il me semble nécessaire de lire ce genre d'ouvrage à l'âge adulte, on a la mémoire trop courte vis-à-vis de l'histoire. 😕

mardi 26 septembre 2017

Narrative of the Life of Frederick Douglass, an American Slave (1845)

Chronique express!


J'ai découvert en lisant l'introduction (fort ennuyeuse) de cette édition Penguin Classics, rédigée par un certain Houston A. Baker Jr., que la "slave narrative" constitue un véritable genre de la littérature américaine. Des centaines d'esclaves ont en effet publié leurs mémoires! Ici, c'est Frederick Douglass qui se confie dans un récit très sobre et détaché, essentiellement factuel, qui révolte par le témoignage de quelques horreurs mais ne fait vraiment pas dans le pathos. Frederick Douglass est né esclave au Maryland en 1818. Son père aurait été blanc (et donc libre), mais sa mère, noire, était esclave et il l'a donc été aussi, c'était la loi. Promis au difficile travail des champs de coton, il a finalement été envoyé travailler à Baltimore, dans une famille dont la maîtresse lui a appris à lire. Un tournant essentiel, dit-il: c'est l'apprentissage de la lecture qui lui a le plus permis, à terme, de gagner sa liberté. Dans un monde où les esclaves étaient tous analphabètes, tout comme pas mal de Blancs, ce n'est guère étonnant! À l'âge de vingt ans environ, il a réussi à fuir vers le Nord, où il a pu travailler librement. Il a témoigné de son passé d'esclave et est devenu un orateur célèbre de la cause abolitionniste, s'exprimant aux États-Unis et même en Europe, et il a écrit trois livres si je ne trompe pas. Celui-ci, le premier, se lit très facilement et vite et apprend des choses intéressantes sur l'esclavage aux États-Unis; ce n'est pas un livre coup de poing mais je suis très contente d'avoir croisé sa route (surtout à 1€ un jour où ma librairie vidait des stocks de bouquins en anglais...).

vendredi 22 septembre 2017

Le Pont de la rivière Kwaï (1957)

Chronique express!

Il y a quelques années, j'ai lu et beaucoup apprécié La Planète des singes de Pierre Boulle. Quid du Pont de la rivière Kwaï, son deuxième roman le plus célèbre?


C'était vraiment super; c'est un livre d'une fluidité incroyable qui se lit tout seul, avec un très léger humour et des passages techniques pas du tout rébarbatifs (j'ai beaucoup pensé à Jules Verne!). On y suit d'une part le colonel Nicholson, un officier britannique prisonnier des Japonais qui dirige les travaux de ses hommes pour construire, justement, un pont sur la rivière Kwaï et qui met un point d'honneur à montrer à ces sauvages d'Asiatiques que le soldat anglais est plus efficace qu'eux (le livre est truffé de considérations déplaisantes sur les "primitifs" asiatiques, ça pique les yeux), et d'autre part un commando britannique envoyé sur place afin de détruire ledit pont lors du passage de la première locomotive. (Nous sommes en pleine Deuxième Guerre mondiale.) C'était vraiment passionnant et de plus en plus prenant au fur et à mesure que le pont approche de son inauguration... Et puis la fin m'a étonnée et frustrée – je suis sure qu'elle a été changée dans le film, ce n'est pas possible – mais n'a pas pour autant gâché le livre, que je recommande chaudement. Il me resterait justement à voir le film, maintenant...

Le petit truc en plus que vous avez absolument besoin de savoir
En lisant ce livre, je n'ai pas arrêté de penser à l'épisode de Top Gear sur la Birmanie et à l'accent britannique du présentateur qui dit "We're going to build a bridge on the river Kwai". 😆

lundi 18 septembre 2017

700!

Ceci est le sept-centième message de ce blog! Je trouve que c'est un chiffre très respectable pour un petit blog sans prétention particulière – c'est limite si on voit les 1000 billets à l'horizon. On continue notre bonhomme de chemin malgré le manque de temps pour lire et notre très modeste succès (ha, quand je vois les blogueurs qui se plaignent de n'avoir que 200 abonnés ou 3000 vues... LOL!). Comme je le dis chaque année à la date anniversaire, ce blog a fait profondément évoluer ma pratique de la lecture et est devenu un aspect vraiment indispensable de ma vie. Je ne peux tout simplement plus me passer de rédiger mes avis ici. Merci aux copains blogueurs qui font vivre ce blog et aux amis de la vraie vie qui n'oublient pas son existence!



💖

jeudi 14 septembre 2017

La Providence du reclus (2012)

La Providence du reclus est un recueil numérique de nouvelles de Timothey Rey paru chez Actu SF. Je l'ai lu sur mon ordinateur, ce qui n'est pas optimal, mais c'était très sympa!


La Providence du reclus (2009)
Un pastiche de Lovecraft assez brillant. Exception faite du style, qui ne reprend pas les archaïsmes et la déferlante d'adverbes de Lovecraft, ce texte pourrait vraiment être une nouvelle de Lovecraft: récit à la première personne, petite enquête sur une rumeur locale, cris nocturnes et révélation finale... C'est l'histoire d'un homme qui, de nos jours, retrace la visite de Lovecraft en personne à Annecy (oui!) pendant les années trente. Vraiment très savoureux.

Naseaux fumants (2012)
Ce deuxième texte se passe plus haut dans la montagne, dans des chalets éparpillés sous la neige. Un petit garçon qui rentre chez lui avec ses parents à la tombée de la nuit croit distinguer des formes sombres tapies derrière les arbres. Puis il entend gratter au mur pendant son sommeil...

Trente-six, dix-neuf (2012)
Cette nouvelle est nettement plus longue que les autres et a donc plus de temps pour poser son décor: un village dans la montagne, des habitants âgés qui parlent un peu le patois, des légendes un peu inquiétantes et un doctorant qui pose des questions sur ces légendes dans le cadre de sa recherche. Sauf qu'il croit entrevoir des choses bizarres chez une habitante puis dans une grotte et qu'il n'est plus très sûr de sa santé mentale, avant de foncer tout simplement en plein cauchemar (littéralement et métaphoriquement ^^).

Le plaisir de ces textes ne réside pas forcément dans leurs chutes, qu'on devine funestes, mais bien dans le cheminement des personnages confrontés à des choses inquiétantes. Pas assez pour empêcher de dormir, hein, mais bien assez pour ricaner devant son écran en se disant, que NON, jamais on ne serait assez bête pour aller visiter une grotte déserte ou un appartement abandonné, HAHAHA, que va-t-il arriver à ce pauvre narrateur inconscient?
 
Allez donc voir ailleurs si ce reclus y est!
L'avis de Vert

De Timothée Rey, j'ai déjà lu...
Les Souffles ne laissent pas de traces

dimanche 10 septembre 2017

Villette (1853)

Charlotte Brontë est très connue pour Jane Eyre, un roman de 1847 racontant le parcours d'une jeune enseignante cherchant à vivre librement et dignement sa vie de femme seule et pauvre. C'est un livre "discrètement féministe", dans le sens qu'il ne revendique pas, politiquement, de combat pour les droits des femmes, mais pose une héroïne qui ne se pose pas en "satellite" d'un ou plusieurs hommes. J'aime beaucoup Jane Eyre, comme je vous l'ai dit la dernière fois que je l'ai lu, et j'ai donc sauté sur cet exemplaire de seconde main de Villette. Un roman beaucoup moins connu, Jane Eyre éclipsant largement le reste de l’œuvre de son auteure – avant de le croiser, j'aurais été bien incapable de citer un autre de ses livres.


Villette ne m'a pas semblé à la hauteur de son célèbre prédécesseur, principalement parce que je l'ai trouvé un peu indigeste. Il faut dire qu'il ne se passe pas grand-chose au long de ses 500 pages et qu'il y a beaucoup de considérations philosophiques et religieuses sur les belles notions de la Raison, l'Espoir ou le Sentiment (avec des majuscules) prononcées d'un ton très lyrique qui me tombe quelque peu des mains. L'héroïne, Lucy Snowe, est aussi beaucoup moins attachante que Jane Eyre, qui n'est certes pas une personnalité des plus gaies mais reste très tonique à côté de Lucy.

L'histoire commence en Angleterre, avec Lucy Snowe, une jeune femme frappée par des malheurs imprécisés, qui se voit contrainte de gagner sa vie. Elle assiste d'abord une vieille dame infirme, mais, après le décès de celle-ci, elle se retrouve à nouveau sur le pavé, avec des ressources financières très limitées et aucun proche vers qui se tourner. Elle embarque sur un coup de tête vers le continent et décroche un poste de bonne d'enfants puis d'enseignante d'anglais dans un pensionnat pour filles de Villette, capitale du royaume (fictif) de Labassecour. Elle y rencontrera des personnalités particulières, comme la directrice qui fouille dans ses affaires la nuit ou l'enseignant de littérature au caractère changeant, ainsi que, dans des coïncidences improbables typiques des romans de l'époque, des personnes issues de son passé.

Séparée des autres et de leur amitié par sa condition sociale, qui régit minutieusement la vie et les échanges de tout ce petit monde, mais surtout par sa propre conviction qu'elle vivra toujours seule, Lucy économise pour ouvrir un jour sa propre école et obtenir l'indépendance financière. J'ai bien sûr beaucoup aimé cet aspect-là du roman – à côté des femmes oisives et riches qu'elle fréquente, Lucy est un véritable modèle de volonté et d'acharnement –, mais j'ai vraiment eu du mal à comprendre d'où venait cette conviction intime qu'elle serait toujours seule. Il m'a semblé qu'elle se coupait elle-même les possibilités de tisser des liens en cachant systématiquement ses émotions et en partant du principe que ses amis allaient l'oublier du jour au lendemain. Y-a-t-il eu une déception amoureuse dans son passé? A-t-elle perdu sa famille? Le roman ne le dit pas et il faut faire avec cette personnalité glaciale.

Par ailleurs, le contexte du roman est délicieux; la vie de cette école aux horaires bien réglés, le quotidien des Bretton qui prennent le thé au coin du feu, font incroyablement rêver d'une époque où tout semblait "plus simple" et "mieux réglé" qu'aujourd'hui. J'adore cette ambiance XIXe et ses personnages hautement moraux – ho, il y a des personnages négatifs ici, certes, des jeunes élèves écervelées et frivoles (Ginevra est un petit bijou!) et même des hommes odieux, dans la rue, envers une femme seule, mais d'une manière générale on est bien loin du monde actuel qui me terrifie considérablement (à cause du chômage ou de la montée de l'extrémisme religieux par exemple) et qui me semble élever sur un piédestal le paraître. Chez Charlotte Brontë, on valorise l'intelligence et la bienveillance des gens, pas juste leur tenue...

...Même si, comme je l'ai déjà dit, la classe sociale joue énormément. Il est même très triste de voir Lucy soulagée d'avoir l'opportunité d'expliquer à quelqu'un de noble qu'elle travaille: elle était très gênée que cette personne puisse la croire de la même classe qu'elle et donc la considérer comme son égale – ce qu'elle n'est pas puisqu'elle n'a pas de revenus familiaux et doit gagner son pain. Un silence embarrassé envahit le salon et je crois qu'une jeune femme finit même par lui dire combien elle est désolée pour elle...

Au-delà du personnage principal, une femme seule qui enseigne pour gagner sa vie, les points communs avec Jane Eye m'ont semblé nombreux: la jeune beauté sotte dont j'ai déjà parlé, le personnage masculin au caractère exécrable qui se révèle progressivement plus humain, l'histoire d'amour basée sur le tempérament et l'intellect de l'héroïne... Il y a même une petite fille orpheline de mère et une entrée d'argent inattendue à la fin, c'est dire!

Pour créer le royaume de Labassecour, Charlotte Brontë s'est apparemment inspirée de Bruxelles, où elle a étudié avec sa sœur Emily. Ce royaume fictif est francophone et l'auteure a utilisé plein de noms amusants, comme les villes de Bonne-Maman et Boue-Marine, le prince hériter le duc de Dindonneau, le docteur Pilule. Je ne sais pas si c'était moqueur ou juste comique mais c'est assez amusant et complètement en contraste avec le ton très grave du récit. Par contre, le choc culturel entre Lucy, protestante, et les élèves et le personnel catholiques de son école est violent; lecteurs catholiques, lisez ce livre à vos risques et périls.

La fin m'a considérablement déprimée. C'est un vrai coup dur après un peu de guimauve qui était franchement bien méritée. L'introduction de mon édition indique que Charlotte Brontë s'est racontée dans ce livre et qu'elle souffrait énormément de la solitude après le décès de la moitié (voire des trois quarts) des membres de sa famille et l'échec de son propre projet d'école... Un goût amer pour un femme de lettres brillante à la plume bien aiguisée.

mercredi 6 septembre 2017

L'Aiguille creuse (1909)

Chronique express!


Ayant adoré Arsène Lupin, Gentleman cambrioleur, je n'ai pas hésité à acheter L'Aiguille creuse lorsque j'en ai croisé un exemplaire d'occasion. C'est le plus célèbre roman de Lupin et c'était génial. L'histoire commence par un vol de tableaux puis dévie vers la recherche de l'Aiguille creuse, le mystérieux camp de base du célèbre cambrioleur. Lupin apparaît assez peu (il est la figure de l'ombre dont on ne connaît jamais la prochaine action) et l'histoire est racontée du point de vue d'Isidore Beautrelet, jeune élève de rhétorique qui vient assister à l'enquête du château d'Ambrumésy et la résout en deux temps trois mouvements, s'embarquant ainsi dans une lutte acharnée contre Lupin. Deux énormes cerveaux s'affrontent dans ces aventures enlevées, racontées avec beaucoup d'humour, qui croisent enquête policière et histoire secrète et trouvent leur résolution en Normandie (youpi!). Le ton change radicalement dans les toutes dernières pages, qui relèvent presque du bain de sang, mais c'est vraiment une lecture extrêmement sympathique (quoique le personnage de Lupin, malgré son brillant, est un peu énervant avec son égo démesuré... J'ai préféré Beautrelet!).

"Sans l'Aiguille creuse, Lupin est incompréhensible, c'est un mythe, un personnage de roman, sans rapport avec la réalité. Maître du secret, et de quel secret! c'est un homme comme les autres, tout simplement, mais qui sait manier de façon supérieure l'arme extraordinaire dont le destin l'a doté."

Autres livres de l'auteur déjà chroniqués sur ce blog

samedi 2 septembre 2017

La gamelle d'août 2017

Le mois d'août est une pause bienvenue. Ces quelques semaines de calme, sans aucune activité, et même un week-end de quatre jours en tête à tête avec le chat, me font le plus grand bien; c'est un peu comme si j'étais en vacances, même si je travaille! Et j'ai eu un peu de temps pour lire et regarder des films...

Sur petit écran

Legend of the Guardians: The Owls of Ga'Hoole [Le royaume de Ga'Hoole. La Légende des Gardiens] de Zack Snyder (2010)


J'ai revu ce dessin animé que j'adore en vacances avec une amie. Je trouve que c'est une belle histoire de fantasy animalière (les personnages sont des chouettes et des hiboux) et épique. Il faudrait juste que je le voie enfin en VO pour bénéficier des voix de quelques acteurs que j'apprécie...

Miss Pettigrew lives for a day [Miss Pettigrew] de Bharat Nalluri (2008)


Miss Pettigrew est une adorable comédie romantique racontant une journée dans la vie de Miss Pettigrew, une gouvernante maladroite qui se fait renvoyer de tous ses postes et qui cherche désespérément du travail dans le Londres de 1939. Malgré l'opposition de la responsable de l'agence qui l'emploie, elle réussit à se présenter chez Delysia Lafosse, seulement pour y découvrir que celle-ci ne cherchait pas une gouvernante mais une "social secretary"... Sans se rendre compte du quiproquo, cette jeune chanteuse jolie et pimpante qui rêve de devenir une star va l'entraîner dans une journée à nulle autre pareille, peuplée de chiffons et de dilemmes amoureux. Quel homme choisir: celui qui vous maintient, celui qui fera de vous une star ou celui qui vous offre l'amour? Miss Pettigrew l'aide comme elle peut et tente tout au long de la journée de manger un morceau, elle qui en était réduite à la soupe populaire...
Miss Pettigrew est l'une des rares comédies romantiques que j'aime d'amour. C'est une parenthèse de fraîcheur et d'authenticité qui me tire toujours quelques larmes. Je trouve les acteurs très justes (Frances McDormand en fille de pasteur pudique et "vieux jeu", adorable et drôle; Amy Adams en starlette lumineuse et fofolle; Mark Strong en patron de bar sûr de lui; et surtout, surtout l'exceptionnel Ciaràn Hinds, une figure d'élégance et de justesse, posé et authentique), la musique géniale (pour une fois que j'apprécie quelque chose de "jazzy") et le propos touchant. Et puis l'héroïne a une cinquantaine d'années (un âge qui me semble absent des films du genre) et n'est pas présentée comme une vieille fille ratée, mais comme une femme seule qui n'est pas heureuse de cela mais n'est pas à prendre en pitié pour autant et qui se consacre surtout à trouver un moyen digne de gagner sa vie, sa situation professionnelle étant plus que précaire.
Le film ne dure que 1h30 et aurait mérité 15 minutes de plus pour développer un peu certaines relations ou prolonger des échanges qui sont un chouïa forcés, mais c'est bien son seul défaut.

Breakfast at Tiffany's [Diamants sur canapé] de Blake Edwards (1961)


Forcément, après Miss Pettigrew j'ai regardé Diamants sur canapé, mon autre comédie romantique adorée (après, il ne manque que Love Actually, revu l'année dernière). Je trouve ce film génial avec son mélange unique d'histoire d'amour, de personnages plus ou moins cassés, de situations fofolles (la soirée chez Holly! 😃) et de glamour inégalable, et bien sûr Audrey Hepburn est absolument irrésistible. J'ai à peine pleuré à la fin alors que je ne l'avais pas revu depuis la mort de mon chat, je ne sais pas si c'est bon signe...

Sur grand écran

Dunkirk [Dunkerque] de Christopher Nolan (2017)
Très bon film de guerre assez particulier, avec fort peu de dialogues et un ton très stressant. La tension monte tout du long et les moments de répit sont bien rares! J'ai beaucoup aimé et c'est un excellent film, malgré quelques réserves minimes qui ne ternissent pas l'ensemble (par exemple, je n'ai pas du tout perçu la présence de 300 ou 400 000 hommes sur la plage).

The Dark Tower [La Tour sombre] de Nikolaj Arcel (2017)
 

Après avoir passé sept mois et demi à l'ombre de la Tour sombre, est enfin arrivé le moment de voir l'adaptation cinématographique avec Idris Elba et Matthew McConaughey. L'histoire n'est pas du tout la même que dans les livres mais est tout à fait cohérente et possible; j'ai été vraiment étonnée par cette alliance d'infidélité et fidélité! Globalement, j'ai beaucoup aimé, malgré une fin très légère qui relève trop du happy end (mais qui met du baume au cœur quand on a souffert avec Roland pendant 5000 pages). Les fans relèveront de nombreux clins d’œil et s'expliqueront beaucoup de choses s'ils prêtent attention à un discret objet noir qui dépasse légèrement du sac de Roland. Du baume au cœur, je vous dis. 💖 Un jour, je lui consacrerai peut-être un billet dédié... En attendant, vous pouvez lire l'avis de Vert.

War for the Planet of the Apes [La Planète des singes: Suprématie] de Matt Reeves (2017)


La grande saga des singes au cinéma continue avec un opus au ton assez désespéré et "hanté", plutôt lent pour un film du genre. Les trois quarts du film mettent vraiment l'accent sur les quatre singes en mode "expédition punitive", César voulant se venger de l'homme qui a tué sa femme et son fils. Les effets spéciaux sont époustouflants et j'ai vraiment aimé. Cependant, tout fout le camp à la fin, avec des invraisemblances de plus en plus énormes et puis plein d'explosions, hein, parce que sans explosions le public s’ennuierait.... Notons aussi que la femme (ou la guenon!) est une espèce rarissime dans cet univers.
Un jour, je consacrerai peut-être un billet dédié à ce film et au précédent car ça m'attriste beaucoup de m'être interrompue après en avoir chroniqués sept.

Valérian et la cité des mille planètes de Luc Besson (2017)


Un film très sympathique et haut en couleurs, avec plein d'action et d'humour, dans un univers très riche qui n'est pas tellement "expliqué" mais qu'on accepte d'emblée (et qui m'a rappelé La Guerre des étoiles avec ses villes peuplées de milliers d'espèces différentes). Le seul vrai problème, mais gravissime: la relation entre Laureline et Valérian est un tel cliché sur pattes qu'elle en est insupportable (Valérian a "peur de s'engager" et fait des blagues sur la conduite de Laureline – je vous jure – ils ont osé!). Du coup j'ai eu l'impression de voir un film pour enfants ou ados. XD
Les avis de Lhisbei et de Vert.

Atomic Blonde de David Leitch (2017)


Un film d'action efficace. Charlize Theron se bastonne à tout va dans des combats qui m'ont semblé très réalistes: comme dans Jack Reacher, ici chaque coup porte et fait mal, les combattants sont épuisés et ont besoin de reprendre leur souffle, ils saignent et on a mal pour eux quand ils se prennent des bouteilles ou des plaques de cuisson sur la tête. Il y aussi une intrigue d'espionnage dans le Berlin des derniers jours du Mur, avec twist final bien sûr, et beaucoup de chansons de l'époque (que je ne supporte qu'à petites doses). Pas mémorable, mais il fait son boulot.

What Happened to Monday? [Seven Sisters] deTommy Wirkola (2017)


Un film d'action/thriller efficace dans un décor science-fictif bien posé: la surpopulation humaine est telle que chaque famille n'a droit qu'à un seul enfant, les autres étant cryogénisés en vue de les réveiller quand il y aura assez à manger pour tout le monde. Un homme a réussi à cacher pendant trente ans ses sept filles jumelles, qui ne sortent qu'un jour par semaine chacune et se font passer pour une seule et même personne. Et puis Lundi disparaît. Mardi part au travail le lendemain comme si de rien n'était pour enquêter et disparaît à son tour. Mercredi, Jeudi, Vendredi, Samedi et Dimanche vont devoir découvrir la vérité tout en échappant à un commando qui chercher à les éliminer...
Le film était un peu trop "transparent" et présentait quelques énormités qui l'empêchent se d'élever au-dessus de la masse de films du genre (le coup du doigt dans la salle de bain, LOL!), mais c'était bien fichu et Noomi Rapace jouait plutôt bien ces sept femmes très différentes (et toutes débrouillardes et déterminées, c'est formidable).

Du côté des séries

Quelques épisodes de la saison 6 d'Arabesque, ma série doudou que je n'ai malheureusement pas du tout le temps de regarder en temps normal.

Du côté de Scrubs, mon homme et moi avons fini la saison 8 et avons entamé la 9. Un tout petit peu déçue par le final de cette saison 8, la dernière "vraie" saison de Scrubs (la neuvième suivant les aventures d'un nouveau groupe d'internes): jusqu'au bout, l'amitié et les relations humaines en général étaient au premier plan, et il a fallu qu'ils concluent sur une note "mariage et parentalité" complètement culcul (même si bien sûr les persos méritent leur bonheur)...

Et le reste

J'ai lu les Cheval Mag d'août et de septembre. 💖


Des bécots!