samedi 30 décembre 2017

La gamelle de décembre 2017

Encore un mois passé à la vitesse de l'éclair, à tel point que j'ai oublié la publication de ce billet et qu'il est passé en ligne avec des paragraphes incomplets! 😁
Sur petit écran

Rien.

Sur grand écran

Justice League de Zack Snyder (2017)


Il y avait du bon et du moins bon dans la version DC des Avengers. Ce qui plombe vraiment ces films, c'est la qualité déplorable des effets spéciaux; même les simples incrustations sont dégueulasses! C'est totalement incompréhensible dans un film qui mise autant sur l'image de synthèse et qui bénéficie tout de même de 300 millions de dollars de budget. Impossible de prendre les combats au sérieux dans ces conditions. En revanche, DC a bien compris qu'il faut faire rire et le film adopte un ton résolument différent de ses prédécesseurs, sans toutefois en faire trop. Les nouveaux super-héros sont bien amenés et l'équipe fonctionne bien avec leurs talents très diversifiés. J'ai assez hâte de voir la suite.

Murder on the Orient Express [Le Crime de l'Orient-Express] de Kenneth Branagh (2017)


Une belle adaptation du roman d'Agatha Christie mettant en scène Hercule Poirot. Je craignais que le film ne trahisse totalement le roman en raison des scènes d'actions de la bande-annonce, mais en fait on est bien dans une enquête christienne très lente et soignée, où tout repose sur l'intellect de l'enquêteur et pas sur ses muscles. Au-delà de cet aspect, le film est intéressant en raison de ses nombreux acteurs célèbres et talentueux: la scène du départ de l'Orient Express, où on voit tous les passagers de première classe, est mémorable!

Du côté des séries

Agatha Christie's Poirot - saison 2 (1990)
L'Homme et moi continuions avec un immense plaisir cette série merveilleusement désuète.

Et le reste



J'ai lu Cheval Magazine et Cavalière, qui consacrait un article au yoga à cheval, ainsi que le Mad Movies Classic consacré à la Planète des singes. Une lecture riche et passionnante qui donne très envie de revoir les films (mais où trouver le temps?!)...

mercredi 27 décembre 2017

Dragon (2016)

Avec Dragon de Thomas Day, je découvre enfin la collection Une Heure-lumière du Bélial, encensée par les amis blogueurs! Et je fais même les choses dans l'ordre puisque, par un heureux hasard, ce texte est le premier de la collection (et, je crois, le seul non traduit de l'anglais et donc le seul que je suis susceptible de lire en français).


Avec ce thriller parlant de la prostitution infantile en Thaïlande et d'un tueur brutal qui massacre les pédophiles, Thomas Day propose un texte bien construit et passionnant, sans concession aucune et un peu brut de décoffrage qu'on lirait d'une traite – je dis lirait car je n'ai pas pu, moi, le lire d'une traite, mais je l'aurais fait si j'avais eu suffisamment de temps devant moi quand je l'ai commencé. Les chapitres alternent les points de vue (principalement l'enquêteur Tann et le tueur Dragon, mais aussi d'autres personnages) et le moment/temps puisque tout est décousu: on peut passer du chapitre 7 au chapitre 22 puis au chapitre 11. Ça s'enchaîne néanmoins très bien et on n'est jamais perdu; il peut même être amusant d'aller vérifier l'ordre des chapitres au fur et à mesure qu'on avance.

Du point de vue physique, le livre est extrêmement agréable avec son petit format, son papier épais et son adorable petit marque-page reprenant l'image de couverture. Je comprends que la collection fasse des émules!

J'émettrai toutefois quelques réserves. Je n'ai pas été tout à fait persuadée par le désordre des chapitres. Certes, comme je viens de vous le dire, ça se lit très bien, ça ne pose aucun problème de compréhension et ça a même quelque chose d'amusant, mais je doute que ce soit bien utile, que ça apporte une valeur ajoutée. Je n'ai pas non plus été persuadée par l'élément science-fictif de cette Bangkok d'un futur proche, à savoir la mousson déréglée et la montée des eaux en ville; ça donne une atmosphère à la Blade Runner et ça participe à l'atmosphère un peu étouffante du sujet mais rien, me semble-t-il, qui n'aurait pu être obtenu par la mousson telle qu'elle existe actuellement ou par une simple période de mauvais temps s'accompagnant d'inondations. J'ai eu l'impression que c'était là juste pour dire "regardez! je fais de la science-fiction!".

Ces réserves, toutefois, n'enlèvent rien à l'efficacité et la pertinence de ce texte, qui présente en outre l'avantage d'être court et de se lire vite, une qualité appréciable quand on manque de temps pour lire.

Allez donc voir ailleurs si ce dragon y est!

dimanche 24 décembre 2017

The Good Husband of Zebra Drive (2007)

Chronique express!


Je continue à lire les enquêtes de Mma Ramotswe, première femme détective du Botswana, avec un immense plaisir. Le rythme de deux romans par an me semble idéal pour en profiter pleinement et ne pas perdre le fil sans risquer de se lasser de cette recette qui, décidément, est exactement la même à chaque fois mais marche à la perfection. Je vous renvoie aux épisodes précédents, réunis sous le libellé "The No. 1 Ladies' Detective Agency", pour savoir quels sont ces ingrédients et pourquoi je parle de pantoufles à propos de cette série. Au programme cette fois-ci: des tensions à l'agence, un coup de tonnerre incroyable (divulgâcheur: la démission de Mma Makutsi!!!), un autre coup de tonnerre incroyable (divulgâcheur: la démission de Charlie l'apprenti!!!), une enquête de Mr. J.L.B. Matekoni, un hôpital avec des morts suspectes et des vols dans une entreprise d'impression. Et bien sûr du thé et plein de considérations humaines sous le grand ciel du Botswana. Je trouve cette série tellement géniale et réconfortante que je lui passe même ses éternelles considérations sur le genre; décidément Mma Ramotswe ramène tout au fait d'être un homme ou une femme! Mais ça passe tellement bien avec ce personnage à l'ancienne et cet humour permanent que ça ne gâche rien...

Je souhaite un joyeux Noël aux éventuelles personnes passant par ici ce soir! 🌲🎁🎄🌟Comme toujours, le blog est en mode automatique pour cette publication; je travaille cette après-midi puis je pars me noyer dans la nourriture chez mes beaux-parents! 😁

jeudi 21 décembre 2017

Trio de BD

Trois bande-dessinées très différentes sont passées entre mes mains ces dernières semaines. Billet commun.

Calamity Jane de Morris et René Goscinny (1964-1965)


Mon copain voulait jeter ce vieil exemplaire publié en 1977, le fou! Je l'ai bien sûr récupéré et j'ai lu avec un immense plaisir cette aventure de Lucky Luke. Je n'avais pas lu Lucky Luke depuis extrêmement longtemps, genre depuis mes dix ans, donc c'était la redécouverte totale. J'ai adoré l'humour omniprésent qui m'a fait éclater de rire et l'atmosphère formidable de la petite ville d'El Plomo, dont Calamity Jane va reprendre le saloon. Le personnage de Calamity Jane était très sympathique. Un peu déçue que Jolly Jumper (le seul cheval auquel on donne l'adresse avant de partir! 😂) soit très peu présent dans cet épisode (le quarante-quatrième de la série), mais à part ça c'était très, très bien.

Dans la combi de Thomas Pesquet de Marion Montaigne (2017)


Une bande dessinée extrêmement sympathique sur le parcours de Thomas Pesquet, des tests diaboliques de l'Agence spatiale internationale à son séjour dans la Station spatiale internationale. Je ne peux pas trop vanter les mérites de cet ouvrage intelligent et drôle qui fait de la vulgarisation scientifique avec brio, c'est vraiment un exemple du genre et une excellente idée cadeau pour Noël (mais attention elle est en rupture de stock chez l'éditeur, alors sautez dessus si vous en trouvez un exemplaire!). On y apprend plein de choses sur la formation des astronautes, les missions de l'ISS, la vie dans l'espace ou encore les rapports entre les pays de l'ESA et on y croise même Sauron (HAHAHAHAHA), c'est dire combien c'est génial. Je manque de temps pour en parler plus longuement mais vraiment, amis blogueurs et lecteurs qui avez des étoiles plein les yeux, LISEZ-LA.

Le petit guide illustré du cannabis de José-Louis Bocquet et Christian Gaudin (2001)


Décidément, les bibliothèques de mon homme regorgent de surprises. Je me demande bien pourquoi il s'est retrouvé un jour avec ce guide du cannabis (et lui-même n'en sait rien) (de là à croire qu'il était sous l'emprise d'une drogue ou d'une autre quand il se l'est procuré, il n'y a qu'un pas) mais c'était assez amusant et instructif. J'ai notamment découvert la différence entre le cannabis (qui est une plante, le chanvre), le haschich, aussi appelé shit (qui est une pâte comestible ou à fumer extraite des feuilles et des fleurs du cannabis), et l'herbe (qui est composée de feuilles et de fleurs de cannabis séchées, sans autre traitement). J'aurais été bien incapable d'expliquer tout ça avec précision avant. Par ailleurs, le dessinateur, Christian Gaudin, est aussi le dessinateur de la série des Chats zen, dont je vous ai déjà parlé avec Yoga pour chats et pour leurs maîtres et Vrai zen pour chats et pour leurs maîtres. Immense éclat de rire en découvrant ça. 😉

lundi 18 décembre 2017

Comédie française. Ca a débuté comme ça (2016)

Chronique express!


Je connais peu Fabrice Luchini mais je l'adore, alors il fallait forcément que je lise son bouquin! Comme il parle tout le temps de Nietzsche, j'espérais aussi y trouver de quoi alimenter ma tentative de reprise en main de la philosophie (voir ici, ici et ici). Sauf que, bon, voilà, je n'ai pas tout capté. Son livre est une sorte d'autobiographie sur ses débuts en tant qu'acteur de théâtre et de cinéma (avec un Perceval qui a l'air éminemment chelou!). On y trouve aussi quelques pages extraites du journal écrit pendant un tournage en 2015 et des considérations diverses sur ses auteurs préférés, comme Céline et Molière. Il est d'ailleurs un peu frustrant de lire du Molière pendant trois pages alors qu'on pensait lire du Lucchini... Ce n'est pas inintéressant, hein, on touche un peu à tout, mais c'est un peu décousu et pas hyper constructif une fois le livre refermé, sans compter que ça véhicule une image quelque peu narcissique du personnage. Je ne suis pas sure que mon estime de lui soit augmentée avec ce livre.

Notons toutefois la présence de réflexions croustillantes, voire hilarantes, et bien luchiniennes qui valent leur pesant de cacahuètes, comme:
"J'étais amoureux d'une jeune fille à quinze ans. Tout était parfait. J'ai attendu trois semaines le rendez-vous [...]. J'étais comme un fou. J'ai traversé Montmartre et j'ai vécu ce que dit Barthes dans son bouquin: l'attente, l'angoisse. Elle est arrivée avec une écharpe effrayante qui ne révélait pas que du mauvais goût, qui révélait une forme de folie. J'ai rompu."
ou
"Très peu de gens vont mal au point d'écouter Wagner et de lire Spinoza le matin. Il doit y en avoir 3500 en France. Si tu lis Spinoza le matin, si tu te tapes un Wagner le soir: tu ne fais pas de jogging, tu ne regardes pas le foot, tu ne bouffes pas, tu ne baises pas et tu ne vas pas bien."

Et puis j'ai compris un truc intéressant sur moi-même (je fais partie des angoissés qui ont besoin que quelqu'un soit toujours en train de crier "allez les verts!"), alors c'était loin d'être du temps perdu! À lire si vous avez un faible pour le monsieur...

vendredi 15 décembre 2017

Supernatural Short Stories (1836-1866)

Lors de mon passage à Dublin en octobre, j'ai acheté ce recueil de Dickens un peu à l'aveugle parce qu'il a été publié par Alma, une excellente petite maison d'édition que j'ai découverte l'année dernière avec deux recueils d'Arthur Conan Doyle (Tales of Terror and Mistery et Tales of Twilight and the Unseen). Pour la petite histoire, j'étais persuadée que je n'avais jamais lu Dickens, mais je me suis souvenue par la suite que j'ai lu Oliver Twist il y a quelques années.


The Bagman's Story (1836)
Le premier texte est un récit plein d'humour sur une étrange apparition nocturne: alors que le bagman du titre, un vendeur itinérant qui se déplace avec son cabriolet tiré par sa jument, passe la nuit dans la maison d'une veuve qu'il n'a pas manqué de remarquer, le fauteuil de sa chambre prend vie et se transforme en vieillard!
Extrait de The Pickwick Papers.

The Story of the Goblins who Stole a Sexton (1836)
Creuser des tombes et persécuter les joyeux gamins du quartier la veille de Noël, quelle drôle d'idée. Le sacristain coupable de tant de noirceur pourrait bien être enlevé par les gobelins, qui lui apprendront un peu ce qu'est la vie. Cette nouvelle n'est pas sans rappeller A Christmas Carol, que je n'ai pas lue mais qui me semble suivre le même schéma avec l'intervention d'un personnage surnaturel amenant une personne "mauvaise" à prendre conscience de ses erreurs.
Extrait de The Pickwick Papers.

The Story of the Bagman's Uncle (1837)
Une histoire très classique sur un homme qui voyage dans le temps ou assiste à une apparition de fantômes. C'est en se promenant tard la nuit dans Édimbourg et en passant devant un "cimetière" de carrosses de la poste abandonnés qu'un homme se retrouve soudain entouré de ces mêmes carrosses en parfait état et prêts à distribuer le courrier et emmener les voyageurs! Sa place a été payée et il n'a plus qu'à monter à bord...
Extrait de The Pickwick Papers

The Baron of Grogzwig (1838)
Un texte très drôle sur un baron allemand qui a la mauvaise idée de renoncer à la chasse, son passe-temps favori, et de se marier. Après dix ans de vie familiale, il n'en peut plus et décide de se suicider quand surviennent des difficultés économiques. Mais alors qu'il se prépare à en finir, il remarque qu'il n'est pas seul: le Génie du Désespoir et du Suicide attend son geste.
J'ai adoré cette nouvelle, qui pourrait donner une adaptation très intéressante au cinéma.
Extrait de Nicholas Nickelby.

A Confession Found in a Prison in the Time of Charles II (1840)
Le côté sombre de Dickens. Cette confession n'est pas du tout gaie et même un peu glaçante. L'intrigue rappelle Le Chat noir de Poe.

To Be Read at Dusk (1852)
Une double histoire de prémonition et/ou apparition racontée par des guides au sommet du mont Saint Bernard. J'ai moins apprécié ce texte mais le premier récit était une belle visite en Ligurie.

The Ghost in the Bride's Chamber (1857)
Ce texte est dans la même veine que A Confession Found in a Prison in the Time of Charles II puisqu'il s'agit d'une confession, mais racontée cette fois par un fantôme venu rendre visite à un homme logé dans une grande et belle maison de campagne. J'ai bien aimé.
Ce texte est extrait de The Lazy Tour of Two Idle Apprentices de Dickens et Wilkie Collins, mais c'est bien Dickens qui a écrit cette partie.

The Haunted House (1862)
Un texte de Noël extrêmement bizarre sur une maison prétendument hantée et un groupe de personnes qui veulent prouver qu'elle ne l'est pas. Le narrateur y vit un rêve des plus étranges, auquel je n'ai rien compris (à un moment, il tourne à droite au bout de la rue car c'est le moyen le plus rapide d'atteindre les pyramides d'Égypte! LOL!). Ça m'a rappelé le trip hallucinogène du jeune Adso qui voit passer un patriarche de la Bible, genre Noé, qui pagaye sur un canoë dans Le Nom de la Rose... Je comprends très bien que ce texte de Noël ne soit pas passé à la postérité, contrairement à A Christmas Carol.

To Be Taken with a Grain of Salt (1865)
Retour à une histoire de prémonition et de fantômes plus classique avec un juré qui assiste à un procès pour meurtre et voit le fantôme de la victime au tribunal. Du bon travail.

No. I. Branch LIne: The Signalman (1866)
L'histoire d'un aiguilleur victime d'apparitions spectrales annonçant de grand malheurs. Du bon travail pour cette nouvelle de facture classique qui vient clore le recueil.

À l'exception de The Haunted House que je n'ai absolument pas comprise, j'ai bien aimé ce recueil et je relirai probablement du Dickens au format court à l'occasion. Je ne pense pas réessayer ses romans car je ne garde pas un très bon souvenir d'Oliver Twist, que j'avais trouvé lourd dans sa volonté de toujours faire de l'humour et de l'ironie.

J'ajouterai que cette édition comprend quelques photos et une biographie succincte mais soignée et passionnante sur la vie de Dickens, ce qui a confirmé tout le bien que je pense d'Alma. 😃

lundi 11 décembre 2017

Il avait plu tout le dimanche (1998)

Chronique express!


Les fidèles lecteurs de ce blog ont pu le constater: j'adore Philippe Delerm et ses écrits-instantanés pleins d'humanité et très touchants. Il avait plu tout le dimanche ne fait pas exception à la règle. Si l'on suit un seul personnage, Monsieur Spitzweg, et qu'on a donc un peu plus affaire à un roman qu'à un recueil de textes, chaque chapitre est néanmoins plus ou moins indépendant des autres et aborde un sujet différent. Ainsi, notre Monsieur Spitzweg, alsacien d'origine et célibataire qui vit et travaille à Paris, va tour à tour partager ses pensées sur les expositions parisiennes, l'art moderne, ses vacances à Ostende, le métro, etc. J'y ai trouvé, une fois de plus, une justesse incroyable dans la description de certains ressentis. C'est un vrai bonbon à suçoter lentement, une parenthèse de douceur qui fait du bien mais de la peine aussi, car ce livre parle de la solitude et serre le cœur. Je m'y suis beaucoup reconnue et j'ai encore une fois pensé que Delerm est décidément un écrivain bien talentueux!

Une petite déception pour le titre, que je trouve superbe mais qui est emprunté à un Maigret. Car Monsieur Spitzweg lit des Maigret... 😉

Autres petits bijoux de Delerm déjà chroniqués sur le blog

jeudi 7 décembre 2017

Among Others (2011)

Avec tous les avis élogieux sur Morwenna de Jo Walton publiés par les amis blogueurs il y a deux-trois ans, il fallait bien que je finisse par me pencher sur ce bouquin qui parle d'une adolescente qui passe son temps à lire... 😍


Dans son journal intime, Morwenna raconte ses débuts dans l'école privée où l'a inscrite son père, qu'elle vient tout juste de rencontrer après qu'elle se soit enfuie de chez sa mère, une sorcière. Restée boiteuse à cause de l'accident qui a coûté la vie à sa sœur jumelle, pas du tout intéressée par les signes extérieurs de richesse qui passionnent ses camarades de cours, galloise et non anglaise, Morwenna fait un peu figure de paria et se consacre dès qu'elle le peut à son activité préférée, la lecture. Elle écume en effet les bibliothèques de l'école et de la ville, ainsi que la librairie de la ville!

Et voilà un feel good book axé sur la lecture et la place prépondérante qu'elle peut tenir dans la vie d'une jeune personne de quinze ans, quand le monde s'ouvre devant soi et est rempli de promesses et découvertes – sans aucune naïveté toutefois puisque Morwenna sait bien que les choses ne sont pas simples et faciles vu sa situation familiale, et ce même si elle voit des fées et pratique un peu de magie. 🌟

J'ai adoré cette lecture simple et touchante, qui donne une furieuse envie de lire plus, toujours plus, et de lire et relire Le Seigneur des Anneaux, et d'acheter la bibliographie complète de Clarke, et de demander un congé lecture à son employeur ou ses clients pour avoir le temps de lire, et qui rend somme toute un peu foi en l'humanité, si l'on pense qu'il existe des gens comme Morwenna et ses amis (car oui, avec le temps, Morwenna se fait des amis). Les lecteurs de littératures de l'imaginaire sont les plus susceptibles d'apprécier les lectures de Morwenna mais je pense que tout lecteur s'y retrouvera tant ce livre est un bel hommage aux livres!

En outre, Morwenna, pas bête du tout, émet des réflexions pertinentes sur plein de choses, de la sexualité à la religion, ce qui m'a vraiment fait regretter de ne pas avoir pu lire ce livre quand j'avais, moi aussi, quinze ans (en 2000, soit onze ans avant sa publication!); ça m'aurait peut-être mis un peu de neurones dans le cerveau...

Une lecture très réussie donc, qui m'a vraiment fait vivre plus en paix avec moi-même pendant quelques jours, même si l'on pourrait lui reprocher une certaine simplicité ou quelques ficelles un peu visibles (l'héroïne persuadée de sa laideur finira bien sûr avec le beau gosse du quartier par exemple; et puis même en lisant dix heures par jour, on ne lit pas forcément deux livres par jour, ou alors il faut qu'ils ne soient pas trop gros...). Je dois maintenant réfléchir au nombre d'exemplaires que je dois commander chez mon libraire pour les offrir autour de moi. 😍

Allez donc voir ailleurs si Morwenna y est!

dimanche 3 décembre 2017

La gamelle de novembre 2017

Tout fout le camp ma bonne dame! Cette gamelle est certainement la plus modeste depuis presque trois ans que j'ai créé ce rendez-vous... Comme toujours, j'espère faire mieux le mois prochain! 😂😂

Sur petit écran

Rien. 😂😂

Sur grand écran

Thor: Ragnarok de Taika Waititi (2017)


Je ne pouvais bien sûr pas louper le grand retour de Thor Loki au cinéma. Mon avis est fluctuant. Après un début que j'ai trouvé poussif et forcé, j'ai bien ri et j'ai passé un bon moment. J'ai aussi apprécié pas mal d'éléments; j'aime vraiment beaucoup le mélange de fantasy et de SF propre à l'univers de Thor et il y avait en plus des acteurs que j'apprécie beaucoup. On se demande toutefois ce que Cate Blanchett est allée faire dans cette galère et pourquoi les images de synthèse sont parfois si dégueulasses...

Du côté des séries

Star Trek: Discovery - saison 1 (2017)
Après neuf épisodes, la série est en pause jusqu'en janvier. Malgré la déception liée au fait que, malgré son nom très évocateur, elle n'est pas du tout tournée vers l'exploration, j'ai beaucoup apprécié cette série: personnages travaillés et généralement sympathiques, contexte intéressant, humour, vision optimiste (mais pas non plus naïve) de la science...

Mr Robot - saison 1 (2015)
Avec à peine un épisode vu ce mois, je n'ai rien à ajouter par rapport aux mois précédents et j'ai bien peu d'avoir perdu le fil...

Agatha Christie's Poirot - saison 2 (1990)
Quasiment trois ans après avoir regardé la saison 1, qui m'avait été offerte par les parents de mon Homme, j'ai récupéré l'intégrale de la série! C'est ringard à souhait et délicieusement alambiqué, c'est génial! Venant tout juste de lire The Body in the Library, je suis en pleine période Agatha Christie et j'adore. Au menu cette deuxième saison, un premier épisode d'une heure et demi se déroulant dans une station balnéaire britannique, où une jeune femme désargentée est victime de plusieurs tentatives d'assassinat. Les deux épisodes suivants ont repris le format des 45 minutes avec une histoire de chantage et une autre sur la carte d'une mystérieuse mine chinoise.

Et le reste


J'ai lu L'Incendie des Lilas de Catherine Parfait, le premier roman publié par une amie pour laquelle je suis extrêmement heureuse, et Nietzsche par lui-même, une sélection de citations. Et c'est tout... Je ne vous parle même pas du Cheval Mag de décembre car il est arrivé trop tard pour que je le lise fin novembre; il passera dans la prochaine gamelle! 😂