dimanche 26 mars 2017

The Waste Lands (1991)

Et voilà le troisième tome de La Tour sombre de Stephen King, longue série plus ou moins inclassable que je tente de lire dans son intégralité avant la sortie de l'adaptation cinématographique l'été prochain.


À l'image du premier et du deuxième tome, ce roman est complexe, érudit, chargé d'informations et vertigineux; c'est une lecture vraiment unique. J'ai fait sans cesse des allers-retours dans le roman, par exemple pour relire un certain final essay, et dans les romans précédents, pour (re)relire une prophétie ou une conversation qui prennent soudain un nouvel éclairage. Maintenant que j'ai acheté le premier tome à mon Homme, j'ai même relu l'introduction en français histoire de vérifier que j'avais bien tout compris... En gros, je pense que 10% de mon temps de lecture sur ce tome a été consacré à de la relecture! 😂📚

Et malgré cela, je suis certaine que mon cerveau ne traite pas du tout tout ce qu'il y a à traiter tellement cette série déborde de références et de liens entre personnages, lieux, souvenirs, rêves et évènements; je pense qu'on pourrait la lire quatre ou cinq fois et découvrir encore des détails.

Bien sûr, j'ai la tête pleine de questions: que sont ces rayons centrés sur la Tour, d'où viennent ces rêves très utiles pour faire la bonne chose au bon moment, qu'est-ce exactement que le monde de Roland, pourquoi diable Roland s'est-il lancé dans cette quête (j'ai lu 1275 pages sur trois tomes et je ne sais toujours rien!!), qu'est-ce que cette rose, qui tire les ficelles, y a-t-il une puissance positive quelque part pour aider nos héros....?

Une référence qui m'est venue lorsque deux personnages, issus de deux mondes différents, se baladent chacun dans les rêves de l'autre et s'aperçoivent dans un miroir: L'Histoire sans fin, quand Atreyu entend Bastien hurler ou le voit dans le miroir de l'oracle – et que Bastien lit dans son livre que Atreyu l'entend ou le voit  au moment même où il lit...

Si le ressenti est le même pour ces trois tomes, je note toutefois une certaine évolution: le premier tome était encore plus vertigineux, vu qu'on y découvrait le monde de Roland, et typé western vu qu'on était dans le désert et qu'on avait affaire à un héros très taciturne; le deuxième servait à faire entrer en scène les différents personnages; et celui-ci permet de faire entrer en scène un dernier personnage, que nous connaissons déjà, et à lancer la quête à proprement parler. Mais qu'est-ce qu'elle sera longue, cette quête: les 580 pages de mon édition ne sont que le tout début du chemin...

Pour la première fois, j'ai formulé quelques modestes critiques envers la rédaction. En séparant son intrigue en deux lieux, dans lesquels le temps ne passe pas forcément à la même vitesse, et en allant de l'un à l'autre très souvent, Stephen King fait merveilleusement bien monter le suspense à la moitié du livre environ, lorsqu'un jeune New Yorkais approche d'une maison sinistre et malveillante (à propos de laquelle j'ai d'ailleurs relevé, je pense, une première référence à Salem's Lot avec une histoire de cadavres vidés de leur sang) (je précise au passage que King est très, très fort pour décrire le Mal et la manière dont on en sent la présence), mais l'astuce est un peu trop visible. Et puis les multiples comparaisons avec des acteurs, des lieux, des chansons de la culture américaine sont certes très utiles pour se représenter des choses, mais il a un peu trop recours à cette méthode; lors de l'arrivée à Lud, il le fait parfois deux fois par page! C'est un tout petit peu dommage. Le fait que je ne comprenne pas toutes ces références joue probablement aussi contre moi.

Mais attention, j'ai bien dit "modestes critiques", ces réserves ne gâchent absolument pas la lecture!! C'est un livre qui occupe tout votre esprit et on en redemande. Et cette FIN, avec ce personnage (si tant est qu'il s'agit de quelqu'un, si vous voyez ce que je veux dire!) qui parle en majuscules, c'est absolument génial!!! Sérieux les gens qui ont lu ce livre en 1991 ont dû devenir fous en attendant 1997 pour lire la suite.......

Allez donc voir ailleurs si ce ka-tet y est!

jeudi 16 mars 2017

La Maison de Claudine (1922)

Chronique express!

Bon, la photo est ratée et j'ai pas le temps pour faire un millième essai... ^^

Je découvre enfin Colette avec La Maison de Claudine, un joli recueil de courts textes portant principalement sur son enfance. Les premiers textes publiés par Colette, mais sous le nom de son premier mari, parlaient des aventures de Claudine, dont la ville était largement inspirée de la ville d'enfance de l'auteure, d'où ce titre...

C'était une bien jolie lecture très touchante, avec le genre d'enfance que j'aimerais avoir eue: une ville de province qui sent bon les plantes et la campagne, la liberté presque totale accordée par des parents pas très stressés, la présence chaleureuse des animaux. En réalité, Colette aborde aussi des choses nettement moins gaies, comme la maladie, mais ce n'est pas ce que j'en retiendrai le plus... Elle parle beaucoup de sa mère Sido, une figure vraiment intéressante (quel passage poignant à la fin de Où sont les enfants?, quel caractère dans Ma mère et le curé!), de sa fille Bel-Gazou, de ses bêtes (ha, le passage sur les demeures sans "esprits familiers"...), de Paris, de la vie en Province...

Et sa plume de Colette est très intéressante, très soignée et riche, un vrai plaisir à lire. Je relirai certainement cette auteure (autrice? le féminin me trotte dans la tête depuis que je l'ai découvert chez la Nife en l'air, qu'en pensez-vous?) et j'aurais rédigé quelque chose de plus digne sur cette Maison de Claudine si j'avais eu plus de concentration... Je n'ai malheureusement la tête à rien cette semaine. Mais lisez-la si vous avez l'occasion!

dimanche 12 mars 2017

Shangri-La (2016)

Chronique express!


Mathieu Bablet nous offre avec Shrangri-La une très belle bande-dessinée de science-fiction. Ma lecture a clairement confirmé tout le bien que m'en avait dit mon Homme. Ma seule critique concerne le dessin de certaines parties du corps, qui n'est parfois pas à mon goût (je voulais vous faire une photo mais ça ne rend pas bien du tout, vous n'aurez donc pas d'exemple); mais sinon tout y est. Du point de vue de la forme, citons les couleurs superbes et une mise en page très réussie, ainsi que le splendide objet-livre; du point de vue du fond, disons simplement qu'on brasse large: consommation, liberté individuelle et manipulation des masses, rapport au différent, traitement de la chose créée et des plus faibles, religion, nature de l'être humain, responsabilité des scientifiques, choix de la rébellion par la violence ou non... En fait le nombre de thèmes abordés est assez hallucinant, d'autant plus qu'ils sont traités avec beaucoup de justesse. Pour tout vous dire, quand j'ai lu la quatrième de couverture et vu qu'on allait parler d'une entreprise omniprésente qui assure le bonheur de ses habitants-employés, j'ai eu un peu peur que ce ne soit déjà vu; mais j'ai vite été convaincue par le traitement qu'en fait l'auteur. Et je n'oublierai jamais le passage terrifiant et poignant du milieu de l'histoire sur la main d’œuvre utilisée pour construire les produits de Tianzhu Enterprises, quelques pages épouvantables et tellement HUMAINES, c'était assez fou. Au final, j'ai un tout petit peu moins aimé la fin, mais peut-être qu'elle était la seule fin possible, et elle n'a pas terni le plaisir global de lecture. Je recommande chaudement à tous les lecteurs de BD et de SF. 💖

Allez donc voir ailleurs si cette BD y est!

jeudi 9 mars 2017

The Handmaid's Tale (1985)

Voilà une lecture pas facile à chroniquer!


Pour la petite histoire, j'ai acheté ce livre d'occasion en croyant que c'était une histoire de fantômes (avouez qu'avec une couverture pareille...). J'ai ensuite dû me rendre compte de mon erreur et il a végété dans ma pile à lire pendant plus d'un an et demi... Et puis je l'ai vu apparaître dans la colonne "lecture en cours" du blog de Vert, qui m'a dit qu'il était très bien, ce qui m'a enfin incitée à le prendre en main!

The Handmaid's Tale de Margaret Atwood est un très bon et très beau livre, avec un thème de première importance et une très grande finesse psychologique. Cette dystopie sinistre dans laquelle les États-Unis sont devenus un régime totalitaire théocratique met l'accent sur la situation de la femme, réduite à sa fonction biologique de reproductrice en période de chute de la natalité. La narratrice, Offred, a pour seul métier d'attendre dans sa chambre, en silence, que vienne le moment de faire quelques courses... ou de se faire féconder par son patron au cours d'une cérémonie bien rodée.

Rédigé au présent, le récit donne voix à une narration presque désincarnée, qui m'a fait l'effet d'un corps qui avance comme un robot: je pousse la porte, je traverse le jardin, je rejoins la rue, j'aperçois une voiture. Mais en parallèle les sentiments étaient bien présents, avec tous les souvenirs du monde d'avant (quand tout plein de femmes avaient des boulots ou portaient des jupes et qu'Offred avait un prénom et une famille) et la multitude de sensations associées au moindre mot prononcé dans un contexte où la pensée est soigneusement surveillée.

Le parallèle avec le Big Brother de 1984 de George Orwell (mon avis ici) est évident, mais la chose est peut-être plus inquiétante ici car Offred donne quelques bribes d'informations sur la manière dont le monde a évolué et qu'elles sont plutôt plausibles. À l'ère des mégadonnées, quoi de plus facile que de verrouiller complètement la vie d'une catégorie de la population en lui coupant son accès à son argent par exemple?

Une autre référence évidente, liée à la sensibilité de la plume et à la prédominance, l'aspect vital de la fertilité, m'a vite sauté aux yeux: Les Fils de l'homme de P. D. James, dans lequel la société se structure autour de la grossesse avec des tests de fertilité, voire des dons de sperme (je ne me souviens plus précisément), obligatoires et une véritable obsession collective pour l'enfant qui représente l'avenir.

Je me suis d'ailleurs demandée si ces deux auteures ne sont pas victimes de leur sexe, car quand on y pense Les Fils de l'homme n'est pas si connu que ça, d'autant plus qu'il a été éclipsé par le succès grandissant de l'adaptation d'Alfonso Cuaron, et que je n'ai jamais entendu parler de ce livre-ci jusqu'à ce que je l'achète par erreur, alors même qu'il s'agit vraiment de romans du niveau de 1984. De là à se dire qu'on les ignore parce qu'ils ont été écrits par des femmes, il n'y a qu'un pas que j'ai bien envie de franchir... (Ensuite, je suis bien consciente que 1984 a un côté "prophétie avérée" qui lui donne sûrement du crédit plus le temps passe, hein, je ne suis pas juste parano.)

J'ai été un peu plus réservée sur le dernier chapitre: je ne suis pas tout à fait convaincue de son intérêt de manière générale, mais surtout je n'ai pas bien compris l'implicite qu'il véhicule et je n'ai pas su comment l'interpréter.

Pour conclure, je ne peux pas vraiment dire que j'ai aimé ce livre, son contenu étant trop inquiétant. Mais c'est un très bon livre, un peu comme un En finir avec Eddy Bellegueule par exemple (mon avis ici), et il mérite vraiment d'être lu.

Allez donc voir ailleurs si cette Servante y est!
L'avis de Grominou

Le défouloir du jeudi après-midi

Il y a un peu plus d'un an, après une succession de problèmes financiers tombant on ne peut plus mal, je disais:


Décidément les choses ne changent pas. Je dois encore du fric à mon mec pour les vacances de cette année (J'AI PLUS DE TRENTE ANS ET MON MEC M'AVANCE MES VACANCES, vive l'indépendance!!!), je me demande comment payer mes activités équestres des mois à venir, je me demande comment monter à cheval deux fois par semaine l'année prochaine, je pense renoncer à quelques menus cadeaux prévus pour des amies, j'envisage de ne manger que de la mâche pendant quelques semaines, ma tentative de reconversion n'a pas avancé d'un millimètre (la blague!!! Je suis vraiment Madame Échec!!! Putain les gens qui ne m'aiment pas ils doivent tellement bien rigoler en voyant combien c'est navrant!!!), je suis d'une manière générale tout à fait mal barrée et il ne manquait vraiment que ça, un serrurier. Je dirai même plus: il ne manquait que ça, un serrurier deux fois à un mois d'intervalle.

En fait, le seul truc qui a changé, c'est que mon mec et moi avons trouvé un appart en 2016 et que maintenant qu'on y est je me demande comment payer le loyer. À ce rythme, je pense que ma voiture va exploser ce soir ET CE SERA LE POMPON.

PUTAIN DE BORDEL DE MERDE QUOI.

lundi 6 mars 2017

Les pirates. Naufrages de légende (2013)

Après avoir lu Femmes pirates. Les écumeuses des mers de Marie-Ève Sténuit, j'avais très envie de découvrir le catalogue des Éditions du Trésor. Mon Homme adorant les pirates, je lui ai offert ce livre-ci, avec bien sûr l'idée de le lire également dès que j'en aurais le temps...


Bon, en fait, c'était une grosse déception car le ton de ce livre est très factuel, ce n'est pas du tout épique ou prenant. Chaque chapitre est la biographie d'un pirate et parle du naufrage d'un de ses navires, mais on est loin du récit d'aventure! J'ai donc été très peu captivée et je n'ai retenu quasiment aucune info. :/ Dommage, dommage! Je vous conseille tout de même de jeter un coup d’œil au site de l'éditeur, qui a vraiment une ligne éditoriale intéressante et dont les livres constituent de très beaux objets, et je compte bien lire le nouveau livre de Marie-Ève Sténuit, Une femme à la mer!


PS: Cette chronique est certainement la plus courte de l'histoire du blog. 😄

vendredi 3 mars 2017

La gamelle de février 2017

Beaucoup de travail et peu de temps libre en ce mois de février...

Sur petit écran

Munich de Steven Spielberg (2005)


Une petite déception pour ce film racontant la traque menée par le Mossad pour éliminer onze Palestiniens responsables, à des degrés divers, de la prise d'otages et du massacre des athlètes israéliens des Jeux Olympiques de Munich de 1972. Le film pose des questions intéressantes, mais j'ai eu l'impression que Spielberg n'arrivait pas à prendre position et passait sans cesse d'une opinion à l'autre (on entend tour à tour des gens défendre la ligne dure d'Israël et la critiquer par exemple). Attention, je ne dis pas que Spielberg aurait dû prendre position ou qu'il existe des réponses simples au conflit israélo-palestinien, mais que le film me semble assis entre deux chaises et adopter une position neutre de manière un peu bancale.  Il aurait aussi gagné, je crois, à être moins long, la dernière partie s'éternise un peu.
Pour le positif, il faut retenir le casting quatre étoiles: Eric Bana, Geoffrey Rush, Daniel Craig, Matthieu Kassovitz et Ciaran Hinds... Merveilleux Ciaran Hinds! Et puis la maîtrise du rythme lors des scènes d'exécution, j'ai vraiment ressenti énormément de tension. Ça laisse songeur, le nombre de personnes qui ne pensent qu'à tuer d'autres gens...

Sur grand écran

Silence de Martin Scorsese (2016)


Sur le plan technique, ce film est absolument superbe, avec des paysages et une lumière incroyables!
Sur le plan du contenu, c'est beau également et suffisamment extrapolable pour qu'on le regarde si on est athée ou non-catholique; c'est l'éternelle histoire de ce que l'on est prêt à faire, ou pas, pour ce en quoi on croit. (Très gemmellien tout ça d'ailleurs!)
Tout ceci est néanmoins long et lent. Il faut s'armer de patience. Un film à voir au cinéma à mon avis, il me semble impossible de rester concentrés dessus chez soi, avec un téléphone à portée de main...
Et puis n'allez pas le voir pour Ciaran Hinds, comme je l'ai fait: il apparaît à peu près trois minutes au début et c'est tout! 😆

The LEGO Batman Movie / Lego Batman le film de Chris McKay (2017)


Étrange découverte pour ce film que je ne voulais pas voir. C'est plein de références et très drôle, ça passe vraiment bien pour un adulte! Et puis c'est vraiment génial de voir tout plein de méchants débarquer à Gotham; je suis particulièrement honorée de voir le Velociraptor et le Tyrannosaure dans la même prison pour super-méchants que Sauron. Dommage que tout aille si vite, comme dans beaucoup de dessins animés actuels, je n'ai vraiment pas le temps de saisir toutes les images qu'on est déjà passés à autre chose...

Fifty Shades Darker / Cinquante nuances plus sombres de James Foley (2017)


La suite des aventures d'Anastasia Steele et de ce charmant Christian Grey. J'ai passé un bon moment et bien rigolé. Cette histoire est un pur roman Harlequin, c'est vraiment fou; il y a tous les poncifs du genre, à commencer par l'héroïne timide à la sexualité à la fois chaste et torride (oui oui, les deux en même temps, c'est possible!). Il est incroyable de penser que les livres aient obtenu le succès que l'on sait. Mais j'ai trouvé ce film convaincant le temps qu'il dure, et puis j'ai bien rigolé devant certains trucs particulièrement gros (ha, marcher au hasard sous la pluie, dans des ruelles sordides, quand on est malheureuse, quelle idée originale...); et puis je trouve la BO géniale (pas la musique de Danny Elfman mais les chansons). Il va sans dire que mon mec a agonisé pendant deux heures HAHAHAHA.
Je vous renvoie vers mon avis sur le premier film, dans lequel, face à une avalanche de critiques, je ressentais le besoin d'expliquer, par exemple, qu'un film mettant en scène des héros blancs n'est pas un film raciste...

La La Land de Damien Chazelle (2016)


Pas du tout convaincue par "le" film de ce début d'année. J'ai trouvé les mélodies d'une grande fadeur, ce qui est vraiment préjudiciable pour un film musical, et n'ai pas du tout apprécié la manière dont il est filmé. Et puis c'est naïf, très coloré, avec des filles qui trottinent ou sautillent en jupette virginale, un truc qui me fait soupirer (mon mec à un moment donné: "Mais c'est moi ou Emma Stone court comme une dinde?" ^^). Mais bon je sentais déjà, rien qu'avec la bande-annonce, que le film n'était pas fait pour moi. Deux scènes m'ont néanmoins émue.

Du côté des séries

Quelques épisodes de la saison 4 de Scrubs et (péniblement par manque de temps) de la saison 1 de The Young Riders.

Du côté des podcasts et de YouTube

J'ai rattrapé mon retard sur Procrastrination, le podcast d'Elbakin sur l'écriture! C'est vraiment passionnant. Merci Shaya de m'en avoir parlé.

Je n'ai pas du tout avancé sur YouTube; j'ai à peine regardé deux vidéos d'Eless et une ou deux des Cavalières du dimanche.

En revanche, j'ai repris en main le podcast de mon Homme, les GG Comics, en réécoutant le premier épisode. J'ai eu l'idée géniale d'utiliser son iPod pour écouter son podcast pendant que je fais le ménage! Youhou. Et comme j'ai totalement oublié les cinq-six premiers épisodes que j'avais écoutés il y a plus d'un an, j'ai repris au numéro zéro. C'est super intéressant et ça donne envie de lire des comics!

Et le reste

J'ai lu Vrai zen pour chats et pour leurs maîtres de Christian Gaudin. Peut-être à cause du fait que je ne connais rien au zen, j'ai moins apprécié cette lecture que Yoga pour chats... Mais c'était intéressant et surtout les dessins sont tellement mignons que je craque complètement.

Et puis bien sûr j'ai lu mon Cheval Mag en fin de mois, avec un supplément métiers qui m'a donné trop envie de me reconvertir dans la filière équine. Dommage que tous les métiers à formation courte, comme enseignant par exemple, soient une très mauvaise idée pour quelqu'un qui a des problèmes de dos et d'épaule, et qu'inversement les métiers moins physiques demandent une formation plus longue (et me fassent nettement moins envie). Pfff!!


mardi 28 février 2017

The Drawing of the Three (1987)

Après The Gunslinger, voici The Drawing of the Three, le deuxième tome de la Tour Sombre de Stephen King.

Edward adore!

Comme le premier, c'était une lecture très exigeante et pleine de détails, mais aussi super prenante. Il y a pas mal de suspense dans ce tome et on se demande vraiment comment certains personnages vont se sortir de certaines situations (santé, prédateurs, ennemis intimes ou inconnus, tout se ligue parfois contre Roland!). En gros, ce qu'il faut retenir ici, c'est que Roland profite de mystérieuses portes placées sur son chemin pour tirer ses trois cartes dans son monde (haha quelle chance, le double sens passe en français comme en anglais: to draw cards / to draw someone into something), dans un processus de "possession" extrêmement intéressant. Au passage, il recroisera brièvement le chemin de Jake, le jeune garçon avec qui il a voyagé dans le premier tome.

Quelques éléments de ce tome mettent mal à l'aise, notamment la méchanceté/le mal qui se dégagent de certains personnages, mais il y a aussi un peu d'émotion; j'ai été très émue, par exemple, par le récit d'Eddie qui raconte, sans même s'en rendre compte, comment son frère a profité de lui pendant toutes ces années.

J'ai relu quelques passages du premier tome, plus précisément le passage de la prophétie et celui des cartes, pour me remémorer certains points. Il est vraiment fou de voir que Stephen King savait déjà énormément de choses des années à l'avance ("She comes on wheels" et "She broke the blue plate!" par exemple...).

Malheureusement, il y a clairement beaucoup de choses que je n'ai pas comprises, des références à la culture américaine je suppose (ne serait-ce que Nam; la première fois, je n'ai pas compris qu'il s'agissait du Vietnam). Mais ça n'empêche pas de profiter de l'ensemble et d'avancer. Et il y a tellement de détails dans ce roman, c'est tellement précis et discret, que je crois que personne ne l'appréhende à 100% la première fois.

Je suis vraiment ravie de m'attaquer à cette série maintenant qu'elle est finie, j'aurais pété les plombs si j'avais dû attendre des années entre chaque tome! Hâte de lire la suite!!

Allez donc voir ailleurs si ces cartes y sont!